Graine d'Espoir

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L'école pour tous...

Mon histoire

Pourquoi avoir créé l’Association Graine d’Espoir ?

Mon histoire est longue puisqu’elle démarre en 1946 et se concrétise en janvier 2016, le jour de mes 70 ans. Alors …
Quelques mois après ma naissance, mes parents m’abandonnent à Lausanne et me remettent à des gitans de passage. Ces derniers avaient élu domicile à Coinsins au-dessus de Nyon et je suis resté dans ce milieu pendant 2 ans. Si je ne me souviens pas de ce passage, il m’en était resté plusieurs maladies prises en charge par mes futurs parents adoptifs.  
Ces derniers, de conditions très modestes, travaillaient dur pour leur permettre de soutenir une famille composée de 4 personnes, sachant que la sœur handicapée de ma mère adoptive était parmi nous.
Très vite, j’ai voulu trouver un petit emploi pour me permettre d’aider financièrement mes parents… C’est à l’âge de 8 ans que je décroche mon premier petit boulot. L’épicière de la rue du Lac 52 à Morges m’embauche pour aller chercher des denrées alimentaires situées à un kilomètre de son magasin. Muni d’un petit char, je transportais, après mes heures d’école, ces denrées, parfois très lourdes, mais aidé de temps en temps. Puis ces petits travaux évoluèrent au gré du temps.
Un jour, je me reposais après un travail pénible et je me suis mis à rêver. Je rêvais que si un jour j’en avais les moyens, je viendrais en aide
à tous ceux qui en auraient besoin, sans en définir les contours ni l’envergure d’une enveloppe financière.
Tout au long de ma vie, pendant des décennies, ce rêve était enfoui tout au fond de moi-même. Parfois, lors d’un long voyage, ce rêve revenait à l’image de cette pauvreté que je découvrais, comme la lèpre blanche dans la Cordillière des Andes, telles ces malformations d’enfants du Vietnam ou en Birmanie, tels ces enfants des bidonvilles de Calcutta, mais je ne pouvais pas réaliser ce rêve faute de moyens financiers.Un jour, j’ai pu réaliser un de mes biens et enfin donner vie à mon rêve.

Mais où, quand et comment ?

Nous sommes en 2013. Lors d’un long voyage en Inde du Sud, notre chauffeur nous fait visiter l’école de son village. Nous arrivons à l’improviste, la maîtresse nous fait découvrir son école. Si les moyens sont rudimentaires, si les ouvrages scolaires sont très limites, si les installations sanitaires sont inexistantes, il y a une chose merveilleuse … les enfants sont beaux, ont des sourires spontanés et des yeux qui brillent de mille feux. Là, c’est décidé … J’investirai dans la construction d’une école.
Je me souvenais de cette citation de Victor Hugo : « Là où l’on construit une école, on ferme une prison »
A partir de ce moment-là, les choses vont aller très vite.
En 2014, j'ai décidé de visiter quatre endroits prédéfinis afin de réaliser mon rêve. Lors de la rencontre avec un ami Professeur, avec qui j’avais eu beaucoup de contacts lorsque j’étais chargé de cours, ce dernier me proposa de faire la connaissance d’un de ses amis, dont l'épouse est originaire de Mumbai, et qui pourrait me guider dans mon choix.

Sachant que construire, on me proposa de me mettre en contact avec le Président de l’Association CIAO KIDS à Lausanne, qui dirige une petite structure scolaire à Hunsur près de Mysore.

Nous nous sommes donnés rendez-vous à Ouchy, et après avoir partagé un repas, la décision fut prise : Je vais construire une école pour cette institution à Hunsur qui permettra à environ trente élèves de partager ce futur bâtiment. Mais…qui sont ces élèves, d’où viennent-il ?
  
Ce sont des enfants issus de la tribu des adivasi, qui vivent dans la forêt au milieu des animaux sauvages et sont principalement chasseurs-cueilleurs. Chaque petit village a une petite école pour les enfants en bas âge. Pour se rendre dans une école plus grande, ces enfants doivent parfois parcourir des heures de marche à travers champs, forêts et ruisseaux. Avec cette nouvelle école, nous pourrons aller les chercher et leur permettre de passer une semaine dans ce nouveau bâtiment.
  
Il faut savoir que peu de temps après la pose de la première pierre de mon école, la Société Tupperware a décidé de construire le même bâtiment que le mien : un pour trente-deux filles et un pour trente-deux garçons.
  
Le 27 janvier 2016, l’inauguration des bâtiments est réussie!!! Le jour de mes 70 ans !!! Mon rêve, my dream est exaucé.
  
Ce jour-là, ces enfants, qui vivent dans le même environnement que celui dans lequel j’ai évolué pendant deux ans, au milieu de la terre battue avec des animaux de compagnie, étaient là, plein de vie, avec une belle dentition blanche qui laissait place à de merveilleux sourires et, bien sûr, ces yeux pétillants de bonheur, mais surtout … de reconnaissance.
 J’ai pu rendre hommage à mes parents adoptifs qui m’avaient appris à travailler, à étudier et à respecter son prochain.

MISSION ACCOMPLIE... QUEL BONHEUR...

Afin de m’aider à faire perdurer mon rêve et continuer à scolariser ces enfants, j’ai besoin de vos dons.
Si vous désirez apporter votre contribution, ce dont je vous remercie d’avance, vous pouvez la verser aux coordonnées suivantes :
CCP
Association Graine d’Espoir
14-983165-3
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Association Graine d'Espoir

Edmond Fahrni
Chemin des Cornalles 5
CH-1802 Corseaux

+41 21 921 14 85 | +41 79 210 54 23


CCP : 14-983165-3

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