GRAINE D’ESPOIR    -   SON BUT

     

    Après avoir été abandonné juste après ma naissance, c’est au sein d’une famille très modeste, formidable et travailleuse, que j’ai grandi.

     

    Au milieu d’un tissu social basé sur le travail et le respect de la personne, j’ai construit ma vie avec les moyens raisonnables que nous avions. Je me suis mis à travailler très jeune afin de ne pas obérer le budget de mes parents adoptifs. Au terme d’une vie bien remplie, tant sur la plan social que professionnel, j’ai décidé de construire une école pour des enfants abandonnés, pauvres et ne pouvant pas aller à l’école.

     

    Elle sera construite en Inde du Sud, à Hunsur, pour les enfants de la forêt. ( tribu des Adivasis ) et fera partie d’un vaste projet soutenu par la Fondation Ciao Kids basée à Lausanne.

     

    Par ailleurs, Graine d’Espoir participe ponctuellement au développement de  Maher à Pune, structure fondée par Sister Lucy et qui vient en aide aux plus défavorisés de cette région, notamment pour des femmes abandonnées avec enfants, très souvent battues et porteuses du sida. Elle permettra également de scolariser ces enfants. Les hommes et les femmes abandonnés et sans famille complètent ce panel de personnes qui bénéficient de l’intervention de Maher.

     

    L’ Association Graine d’Espoir est dûment inscrite au Registre du Commerce et publiée dans la FOSC sous No 202 du 20.10. 2014

     

     

    Pourquoi avoir créé l’Association  Graine d’Espoir ?

     

    Son histoire est longue puisqu’elle démarre en 1946 et se concrétise en janvier 2016, le jour de mes 70 ans. Alors…………………

     

    Quelques mois après ma naissance, mes parents m’abandonnent  à Lausanne et me remettent  à des gitans de passage. Ces derniers avaient élus domicile à Coinsins au-dessus de   Nyon et je suis resté dans ce milieu pendant 2 ans. Si je ne me souviens pas de ce passage, il m’en était resté plusieurs maladies prises en charge par  mes futurs parents adoptifs.

     

    Ces derniers, de conditions très modestes,   travaillaient dur pour leur permettre de soutenir une famille composée de 4 personnes,  sachant que la sœur handicapée  de ma mère adoptive était parmi nous.

     

    Très vite, je voulus trouver un petit emploi pour me  permettre d’aider financièrement mes parents….. C’est à l’âge de 8 ans que je décroche mon premier petit boulot. L’épicière de la rue du Lac 52 à Morges m’embauche pour aller chercher des denrées  alimentaires situées  à un kilomètre de son magasin. Muni d’un petit char, je transportais après mes heures d’école ces denrées, quelques fois très lourdes, mais aidé parfois  par un de mes cousins. Puis ces petits travaux évoluèrent au gré du temps.

     

    Un jour, je me reposais après un travail pénible et je me suis mis à rêver.  Je rêvais que si un jour j’en avais les moyens, je viendrais  en aide à tous ceux qui en auraient besoin, sans en définir les contours ni l’envergure d’une enveloppe financière.

     

    Tout au long de ma vie, pendant des décennies, ce rêve était enfoui tout au fond de moi-même. Parfois, lors d’un long voyage, ce rêve revenait à l’image de cette pauvreté que je découvrais, comme la lèpre blanche dans la Cordillière des Andes, telles ces malformations d’enfants au Vietnam ou en Birmanie, tels  ces enfants des bidonvilles de Calcutta, mais je ne  pouvais pas réaliser ce rêve faute de moyens financiers.

     

    Un jour, j’ai pu réaliser un de mes biens et je pus enfin  réaliser  mon rêve. Mais où,  quand et comment ? Nous sommes en 2013. Lors d’un long voyage en Inde du Sud, notre chauffeur nous fait  visiter l’école de son village. Nous arrivons à l’improviste, la maîtresse nous fait découvrir son école. Si les moyens sont rudimentaires, si les ouvrages  scolaires sont très limites , si les installations sanitaires sont inexistantes, il y a une chose merveilleuse !  les enfants sont beaux, aux sourires spontanés avec des yeux qui brillent de mille feux. Là, c’est décidé ! J’investirai dans la construction d’une école. Je me souvenais de cette citations  de  Victor Hugo «  Là où l’on construit une école, on ferme une prison « .

     

    A partir de moment-là,  les choses vont aller  très vite.

     

    En 2014, je décidais de visiter 4 endroits prédéfinis afin de réaliser mon rêve. La rencontre d’un ami professeur avec qui j’avais eu beaucoup de contacts lorsque j’étais chargé de cours, me proposa de rencontrer un de ses amis qui a épousé une femme de Bombay et qui pourrait me guider dans mon choix.

     

    Sachant que construire une école en Inde sans avoir de connaissances, relève du parcours du combattant auquel je ne désirais pas me soumettre. On me proposa de rencontrer le Président de l’Association Ciao Kids à Lausanne, qui dirige une petite structure scolaire à Hunsur près de Mysore.

     

    Nous nous rencontrons à Ouchy et après avoir partagé un repas, la décision est prise :

     

    Je vais construire  une école pour cette institution à Hunsur et qui permettra à environ 30 élèves de partager ce futur  bâtiment.

     

    Mais qui sont ces élèves, d’où viennent-ils ?

     

    Ce sont des enfants  Adivasis, issus de tribus qui vivent dans la forêt, au milieu des animaux sauvages et qui sont principalement chasseurs-cueilleurs.  Chaque petit village a une petite école pour les enfants en bas âges. Pour se rendre dans une école plus grande, ces enfants doivent parfois parcourir des heures de marche à travers champs, forêts et ruisseaux. Avec cette nouvelle école, nous pourrons aller les chercher et leur permettre de passer une semaine dans ce nouveau bâtiment.

     

    Il faut savoir que peu de temps après la pose de la première pierre de mon école, la Société Tuperware a décidé de construire le même bâtiment que le mien. Donc, un pour 32 filles et un pour 32 garçons.

     

    Le 27 janvier 2016, l’inauguration des bâtiments  est réussie ! Le jour de mes 70 ans ! mon rêve, my dream est exaucé !

     

    Ce jour- là, ces enfants qui vivent dans le même environnement dans lequel j’avais évolué pendant deux ans,  au milieu de la terre battue avec des animaux de compagnie, étaient là, plein de vie avec une belle dentition blanche qui laissait  place à de merveilleux sourires et bien sûr ces yeux pétillants de bonheur, mais surtout de reconnaissance.

     

    J’ai pu rendre hommage à mes parents adoptifs qui m’avaient appris à travailler, à étudier et à respecter son prochain.

     

    Mission accomplie, quel bonheur !

     
    Sister Lucy Kurien (Maher) et Edmond Fahrni (Graine d'espoir)
     

     

       

     

     

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